Que
fait un conseiller littéraire?
Entretien
avec Anne Bénédicte JOLY
Un conseiller littéraire, pour quoi faire ?
Annie Dornic (notre photo) est conseillère littéraire depuis longtemps. Écrivain-Avenir lui a demandé ce qu'elle pense de son métier et si elle l'aimait. Cette dernière question était inutile.

Écrivain-Avenir : Que recouvre la fonction de Conseiller Littéraire ?
Annie Dornic. Selon le travail déjà fourni par l'auteur et ses voeux, elle comporte différents degrés d'intervention. Au minimum, je corrige, directement sur écran, tout ce qui est basique et non discutable : orthographe, grammaire, syntaxe, typographie, mise en page, répétitions (les inutiles) et le « mot juste », là où il fait défaut. L'auteur gagne ainsi du temps qu'il peut mettre à profit pour étudier mes commentaires sur l'écriture, la syntaxe, le plan, les longueurs, les personnages, les incohérences... et mes propositions de remaniements. C'est à lui alors de trancher et s'il hésite, nous en discutons. Je propose et il dispose ! Au manuscrit annoté, je joins un bilan individualisé où j'ai consigné ses « tics d'écriture » mais aussi ses points forts et toutes les remarques et conseils que je n'ai pas pu insérer au fil du texte (comment est menée l'intrigue, par ex.). Tout cela permet à l'auteur de prendre du recul. Mon rôle est aussi de l'aider à trouver sa voie et à s'épanouir dans l'écriture.
Vous êtes indépendante, comment prospectez-vous votre clientèle ?
A.D.- Le bouche à oreille fonctionne, les auteurs avec qui j'ai travaillé me sont fidèles. Des articles dans la presse ou dans des guides pratiques aident à me faire connaître ainsi que mon site, sa gazette et les sites littéraires qui me recommandent.
Dans la mesure où aucun diplôme ne sanctionne la profession, comment prouver qu'on en est un ?
A.D.- Pour ma part, j'ai été amenée à proposer ce service et à glisser doucement de la correction pure au conseil littéraire sur la demande de certains auteurs qui essuyaient des refus pour ce simple motif : « pas assez travaillé ». Les éditeurs croulent sous les manuscrits qu'ils préfèrent quasi achevés. Avant, ils faisaient travailler les auteurs, à présent, le temps leur fait cruellement défaut. Certains tapuscrits mal présentés ne parviennent même pas jusqu'au comité de lecture, ils sont écartés d'office lors d'un premier tri. Les auteurs doivent être très vigilants et rigoureux !
Et dans ce cas, comment prouve-t-il ses compétences à ses clients?
A.D.- Je demande aux auteurs (terme que je préfère car il s'agit d'une collaboration et non d'une simple transaction) de m'adresser quelques pages afin de calculer un devis gratuit, au temps passé, donc très variable. Je retourne ensuite ce devis individualisé auquel je joins une ou deux pages corrigées et commentées, j'explique également comment je procéderai pour ce manuscrit. L'auteur peut alors juger de l'aide que je suis susceptible de lui apporter et du sérieux de mon travail. À lui ensuite de décider s'il veut ou non m'accorder sa confiance...
En fin de compte, ceux qui font appel à vos services s'en remettent à leur "flair"
A.D.- Un peu mais dans la vie, il faut savoir prendre quelques risques pour avancer
Il y a beaucoup d'écrivains putatifs. Tous ne sont pas bons. Que faites-vous lorsque quelqu'un vous soumet un manuscrit, disons-le, nul ?
A.D.- J'ai eu la chance jusque là de ne pas rencontrer ce cas de figure. Si je reçois, un jour, un manuscrit auquel je ne crois pas, je ne pourrai pas collaborer avec l'auteur, c'est certain. C'est une rencontre passionnelle entre le manuscrit et moi, vous savez, nous passons de longues heures ensemble ! Par contre, il m'arrive de recevoir des manuscrits qui ne sont, de toute évidence, que des premiers jets. Certains jeunes auteurs s'imaginent qu'écrire, c'est prendre une plume ou un clavier et noircir, noircir jusqu'au mot « FIN ». Cependant, même s'ils ont d'excellentes idées, cela ne suffit pas car ils négligent la forme ! Là, commence vraiment le travail d'écriture, un véritable travail de fourmi laborieuse ! Il faut tout reprendre depuis le début, décortiquer, soigner le style, couper les passages trop longs (les coupes à vif sont douloureuses !), approfondir par endroits, traquer les incohérences, remanier, revoir la ponctuation et beaucoup d'autres détails encore... C'est un long labeur qui exige de la rigueur, du courage et surtout l'amour des mots et de son lecteur. Si je me rends compte que ce premier travail n'a pas été fait au moins une fois, je donne quelques conseils à l'auteur afin qu'il puisse retravailler son manuscrit et me le confier plus tard.
Et pour les autres ?
A.D.- C'est émouvant de recevoir un manuscrit, d'être l'un des premiers lecteurs ! On ne sait jamais les surprises qu'il nous réserve et l'on espère toujours découvrir un nouveau talent. Et lorsqu'un manuscrit possède une bonne matière première, c'est un vrai délice ! L'aventure peut nous mener très loin, il faut « juste un énorme travail » avant mais c'est toujours une belle aventure, chaque fois unique !
Vous acceptez tous les sujets ?
A.D.- J'avoue que je ne me suis pas encore posé la question ! A priori, je n'ai pas de règles et n'en rejette aucun d'office. À suivre...
Vous êtes également un critique. Comment réagissent vos clients à vos opinions sur leur travail ?
A.D.- Cela dépend du tempérament de l'auteur mais aussi de son degré d'avancée dans l'écriture. Un auteur qui sait déjà la travailler, a pris conscience de certaines de ses failles et il est plus ouvert. Il recevra et étudiera plus aisément mes propositions. Mais, même s'il est réticent au départ, si l'observation est juste, il finit par le reconnaître. Soulignons aussi que je ne pointe pas que les faiblesses mais aussi les points forts. L'important est que l'auteur parvienne à se connaître en tant qu'écrivain.
Vous avez accepté le travail et évalué le travail à faire: comment traitez-vous avec votre client ?
A.D.- Une fois le devis accepté, un contrat est signé précisant montant et délai.
Il y a ceux qui les acceptent. D'autres non. Proteste-t-on sur vos propositions. Les critiquent-ils à leur tour ?
A.D.- Ce sont des « propositions ». J'insiste car je ne suis pas l'auteur et refuse donc de décider à sa place. Il est pour moi indispensable que l'auteur, comme son ouvre, garde son identité propre. Je me dois donc de respecter son style et son originalité. Quand je me mets au service d'un auteur, je m'oublie ! J'entre dans l'univers de son manuscrit, je m'en imprègne ainsi que de son style, pour le comprendre et surtout, ne pas le trahir. Mes propositions sont bien reçues même si elles sont parfois discutées. Parfois, il n'y adhère pas mais elles lui permettent de découvrir lui-même SES solutions. C'est d'ailleurs toujours ce vers quoi j'essaie de tendre : aider l'auteur à découvrir les ressources cachées au plus profond de lui, l'amener à dénouer ses blocages. Échanger nourrit la réflexion, l'auteur parvient ainsi à mieux comprendre vers quoi il tend. Au bout du compte, il connaît mieux son manuscrit et le défend plus efficacement auprès des éditeurs.
Il y a toujours une limite à ce que l'auteur vous impose: jusqu'où pouvez-vous aller ?
A.D.- Eh bien, justement jusqu'à la limite qu'il m'impose car c'est lui le maître à bord. Je ne suis qu'une sorte de guide qui met tout en ouvre pour l'amener à donner le meilleur de lui-même.
Dans tous les cas, le conseiller littéraire doit avoir une sacrée dose de psychologie, non ?
A.D.- Bien sûr, nous parlons d'une aventure humaine ! Et c'est là que ce travail s'enrichit d'une autre dimension. On ne peut pas formuler un conseil de la même façon à tous les auteurs. Il faut tenir compte de leur personnalité et de leur état d'esprit du moment. Parfois, j'ai vraiment l'impression de me transformer en « coach », terme en vogue à l'heure actuelle sûrement parce-que nombreux sont ceux qui ont besoin d'être rassurés. L'auteur a toujours eu besoin de l'être, il est régulièrement harcelé par le doute, c'est humain et mon rôle consiste à l'aider à tenir le coup pour traverser cette passe sans trop de dommages et à reprendre confiance en lui pour réussir à se battre de nouveau. L'écriture nécessite beaucoup d'énergie et de puiser loin dans ses ressources !
Une fois tous les points éclaircis, comment procédez-vous ?
A.D.- Je me mets au travail en respectant la procédure prévue. Si le manuscrit est terminé, je travaille seule pour livrer mon travail à l'auteur dans son intégralité et nous en discutons ensuite. Si le travail est en cours ou nécessite de gros remaniements, alors nous travaillons ensemble. Bien sûr, il y a des variantes, chaque manuscrit étant unique.
- Allez vous jusqu'à proposer l'écriture totale d'un roman ou de tout autre ouvrage ?
A.D.- Cette démarche ne s'inscrit plus dans le domaine du conseil littéraire mais dans celui de la réécriture. On peut réécrire des guides pratiques ou des autobiographies mais l'enjeu est tout autre lorsqu'il s'agit d'un roman ou d'une oeuvre théâtrale. Dans le cadre du conseil littéraire, elle ne présente aucun intérêt car ne permet pas à l'auteur de progresser. Si un auteur me le demande, c'est parce-qu'il se sent incapable de réussir, qu'il est découragé. Je dois alors l'aider à reprendre confiance en lui, faire sauter le noud et ça repart !
- Dans ce cas, êtes-vous tenu au secret professionnel ?
A.D.- Bien sûr, je ne me permettrais pas d'en parler sans l'accord de l'auteur.
Avez-vous eu l'occasion de travailler avec des auteurs francophones ? Québécois, par exemple.
A.D.- J'ai travaillé récemment avec un auteur suisse très prometteur, je connais plusieurs auteurs québécois dont j'apprécie le talent et vais peut-être collaborer avec l'un d'eux, à suivre...
La France se trouve parmi les grands premiers de l'édition en ligne. Que pensez-vous de son avenir ?
A.D.- Son avenir se dessine doucement et elle a encore besoin de temps pour faire ses preuves, pour apprivoiser auteurs et lecteurs. Des éditeurs passionnés et créatifs se lancent depuis peu, je lui crois donc un bel avenir !
Croyez vous qu'une fois débarrassée de ses multiples margoulins et escrocs qui la polluent actuellement, elle pourra être considéré avec autant de respect que l'édition traditionnelle ?
A.D.- Ces individus-là s'infiltrent partout et dans tous les corps de métiers, ni plus, ni moins dans l'édition en ligne qu'ailleurs. Cependant, sur la toile, les infos courent si vite qu'ils ne peuvent pas perdurer et c'est tant mieux !
Quels sont vos tarifs ? (ou leur fourchette ?)
A.D.- Je tente actuellement d'élaborer une fourchette, ce qui s'avère compliqué puisqu'il s'agit de création et non de prêt-à-porter !
- ... Vous faites crédit ?
A.D.- Pour de gros contrats, c'est parfois nécessaire sinon certains auteurs ne pourraient pas profiter du conseil littéraire et je n'aimerais pas passer à côté d'un bon manuscrit pour cette raison !
Et jamais de mauvais payeurs ?
A.D.- Non, les gens sont raisonnables, vous savez. Ils se rendent compte du travail accompli. Quand on est satisfait, il n'y a pas de raisons !
Vous aimez votre métier ?
A.D.- D'après vous ? Plus qu'un métier, c'est une passion... un peu trop dévorante parfois selon ma fille ! C'est chaque fois une aventure unique, captivante et quand l'ouvre est publiée, alors là... c'est une joie d'autant plus intense qu'elle est partagée avec l'auteur !
Propos recueills par Humberto Barcena
pour Écrivain-avenir ©
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L'Auto-Edition Comporterait Beaucoup
d'Avantages, Mais...
Anne Bénédicte Joly est une écrivaine qui sait de quoi elle parle lorsqu'elle vous explique le meilleur moyen d'être lue en s'éditant elle même. Exemplaire.

...Mais, Anne Bénédicte Joly, qu'est-ce précisément l'autoédition ?
Il faut d'abord savoir qu'il Il existe une différence entre le contrat d'édition défini par l'article L 132-1 du CPI et le contrat à compte d'auteur L 132-2 du CPI.
Dans le cas du contrat d'édition,l'éditeur profes sionnel, après avis favorable de son comité de lecture, accepte de publier le manuscrit en prenant intégralement à sa charge le financement de la publication, de la promotion et de la diffusion de l'ouvre (aucune participation financière ne doit être demandée à l'auteur).
Dans le cas d'un contrat d'édition à compte d'auteur, il est demandé à l'auteur de participer très largement (voire intégralement) au financement de l'édition et de la diffusion de l'ouvre...La fabrication, en passant par toutes les étapes administratives et légales, jusqu'à la commercialisation de son livre. Il lui reste également à organiser la diffusion et de la commercialisation de ses ouvrages. Si le moyen le plus immédiat reste principalement le bouche à oreille, il convient toutefois de signaler l'importance que revêt le fait de participer à toute manifestation culturelle dont le but premier est de rencontrer de futurs lecteurs.
Vous vous êtes autoéditée. Pour le lecteur confit à l'éditeurs traditionnel, cela parait simple...
C'est
dû à sa méconnaissance de
l'autoédition.
D'abord
pour être autoéditée, il m'a
fallu être reconnue comme
éditeur.
J'ai donc
contacté l'AFNIL et leur ai
adressé une demande
d'attribution de segment ISBN.
Ils m'ont retourné un dossier à
remplir dans lequel je me suis
présentée en tant qu'auteur
éditeur. Je suis donc devenue
titulaire d'une liste de numéros
ISBN attribués ad vitam.
Mon livre
était écrit, le numéro ISBN
posé, il ne me restait qu'à
trouver un imprimeur et à me
familiariser avec des termes
nouveaux : dos carré collé,
offset, impression numérique,
papier 80 grammes. Puis
récemment, pour améliorer encore
la qualité de mes livres, j'ai
découvert le papier bouffant, la
carte et le pelliculage.
Une fois le
livre imprimé, il a fallu
satisfaire un certain nombre
d'obligations (date d'achevé
d'imprimer, date de dépôt légal,
coordonnées de l'imprimeur...)
Enfin, je
me suis chargée du dépôt légal
(protection de mon oeuvre), non
seulement auprès de la BNF mais
aussi auprès du Ministère de
l'Intérieur.
Si les
explications fournies par
certains peuvent paraître
parfois obscures lorsque l'on se
lance dans cette aventure, je
dois avouer avoir eu la chance
de rencontrer des personnes fort
compétentes tant au niveau de l'AFNIL
que de la Bibliothèque Nationale
de France qui m'ont donné de
précieux conseils.
Et aujourd'hui, quelle est votre expérience dans l'autoédition ?
Pour
mon tout premier roman (en
1987), avant même de penser à
solliciter des éditeurs, je
souhaitais que mon texte soit
publié afin que des lecteurs
puissent le découvrir. J'ai donc
entrepris des démarches pour
devenir éditeur et intégré
toutes les étapes de fabrication
du livre. Je me suis endettée
pour financer l'édition de 1 000
exemplaires de mon essai. Puis
je me suis également chargée de
sa diffusion. Cette expérience a
été un véritable déclic quand à
ma vocation, lorsque j'ai pu
lire mon nom sur une couverture
de livre. Par la suite, pour mes
autres livres, j'ai choisi,
devant le refus de certains
éditeurs à qui j'avais adressé
mon manuscrit, de poursuivre
cette même route de
l'autoédition.
Je me charge de toutes les
étapes de la fabrication du
livre : depuis la maquette
jusqu'au dépôt légal, en passant
par son impression. Bien
évidemment, ne disposant pas de
l'appui d'une maison d'édition
et encore moins de son réseau de
vente, je me charge également de
leur commercialisation.
Vous êtes référencée par la FNAC. Comment avez-vous fait ?
C'est
dans le cadre de démarches de
référencement de mes livres, que
j'ai été amenée à rentrer en
contact la FNAC. Mon idée était
la suivante : leur proposer de
sélectionner Singulière.(mon
roman édité en 2000).
Il a fallu d'une part être référencée par la direction du livre en tant qu'éditeur, puis soumettre mon livre à la lecture et enfin que le sujet et l'écriture séduisent. Puis la magie a opéré et j'ai même sympathisé avec la responsable de la littérature de la Fnac St Lazare. C'est ainsi que j'ai eu la fierté de voir, un beau matin, mon roman sur la pile des nouveautés ! La Fnac a d'ailleurs réalisé un nombre de vente assez significatif de mon livre et a même, face aux demandes de certains lecteurs, proposé de vendre mon précédent livre (Deux par d'eux). A ce sujet, ils ont d'ailleurs épuisé le stock dont je disposais. Cette expérience de mise sous les feux de la rampe est extrêmement positive car elle m'a également permis de nouer des contacts et d'avoir de véritables é
changes avec des lecteurs.
L'autoédition a donc ses avantages ?
Oui, j'en retire un certain nombre. C'est surtout de disposer d'une grande liberté et d'une absence totale de censure. C'est garantir la totale intégrité du texte, mener totalement à terme une expérience d'écriture. Être certaine de donner vie à un livre et créer des échanges avec ses lecteurs
Et à propos des "mines"...?
Les
inconvénients en sont
principalement le coût de
fabrication, une grande
difficulté de diffusion de
l'ouvrage et une reconnaissance
difficile à acquérir. Reste
également une difficulté de
taille : les ressources. C'est
véritablement un problème. Il
est en effet rare (hormis pour
une poignée d'entre nous) de
vivre de sa plume. Il est
peut-être envisageable, si l'on
croit les belles histoires de
rencontres narrées par les
éditeurs, de faire un coup
d'éclat sur un livre, mais de
vivre durablement de sa plume me
paraît très difficile.
Nous avons tous en mémoire les talents découverts qui semblent incapables d'écrire leur deuxième livre, qui avait pourtant été commandé par un éditer renommé... Je ne sais pas comment font ces auteurs, mis un temps sous les feux de la rampe, pour vivre ou survivre... Les éditeurs, devant le coût de fabrication et de promotion d'un livre, semblent actuellement assez frileux lorsqu'il s'agit de "lancer" de nouveaux talents ou de nouveaux auteurs. En conclusion, disposer de suffisamment de ressources issues de ses livres pour vivre est un luxe réservé à peu de personnes.
Propos recueills par
Humberto Barcena ©
Photos: ab-joly
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Il ne suffit pas d'être un auteur. Il faut aussi se vendre
Une fois
votre ouvrage
terminé, il faut
le faire
connaître. Vous
avez de
nombreuses
possibilités et
outils mis à
votre service
pour promouvoir
votre ouvre,
mais rien ne
vaut l'aide ou
le concours d'un
spécialiste en
relations
publiques. Tout
dépend de vos
moyens ou de
l'importance que
vous accordez à
votre projet.
La
personne lige en
la matière est
l'attaché de
presse. On se
comporte avec
lui comme on le
ferait avec un
avocat chargé de
défendre vos
intérêts. Ni
plus ni moins.
L'attaché de presse collectera pour vous les informations nécessaires autour d'un projet - le contexte, le lieu, les participants, les artistes, les responsables, le contenu la cible. et rédige, en accord avec de l'intéressé le communiqué et le dossier de presse le mieux adapté à ses besoins ou au but qu'il s'est fixé.
Sa tache n'est pas de tout repos et requiert une assiduité à toute épreuve car, assurer la relation suivie avec les journalistes, les contacter n'est pas une mince affaire. Il organise la conférence de presse si elle est programmée et s'occupe du suivi médiatique et de la revue de presse.
Son objectif est de faire parler du projet qu'on lui confie sans verser dans la publicité. On demande aussi de connaître parfaitement le projet qu'il défend pour vous, d'avoir une solide formation en communication et une excellente culture générale et la parfaite connaissance du milieu dont il a fait sa spécialité.
Dans le métier du livre, c'est lui qui fournira aux journalistes un dossier annonçant la parution prochaine de votre ouvrage. Le dossier comprend un résumé, une impression à plat de la future couverture la biographie et la bibliographie de l'auteur.
Le livre, une fois imprimé sera envoyé aux professionnels susceptibles d'en parler et de le faire connaître, à une sélection de libraires et à quelques autres personnes investies dans le milieu littéraire (les organisateurs de salons du livre, par exemple). C'est ce qu'on appelle le service de presse.
Ses honoraires varieront selon vos demandes et besoins. N'hésitez pas à lui demander un devis avant de vous lancer dans cette voie. Sachez cependant que les services rendus par les entreprises spécialisées sont coûteux et le plus souvent, disproportionnés par rapport à ce que souhaite un écrivain débutant dans le métier. Il n'est pas inutile de rappeler que dans ce cas de figure, il vaut mieux se tourner vers une petite structure ou faire appel à un professionnel free lance qui vous conseillera en confiance et modulera ses honoraires en fonction de vos besoins ou de .moyens.
Ses fonctions
Dans les opérations dont un attaché de presse est qualifié, vous trouverez certainement au moins une qui vous serait utile.
- Intégrer la dimension stratégique définie par la direction dans ses actions de communication.
- Élaborer des plans de communication en fonction de l'événement et de la cible-média.
- Assurer la diffusion de l'information et sa promotion auprès des médias.
- Assurer des relations suivies avec les journalistes.
- Organiser la veille de l'actualité (revues de presse quotidiennes et thématiques).
- Tenir à jour des fichiers de journalistes, nationaux et internationaux.
- Assurer la diffusion de l'information auprès de la presse étrangère.
- Établir et gérer le budget des opérations de presse.
- Piloter et contrôler les enquêtes et la rédaction de documents effectuées en sous-traitance.
- Mettre en ouvre la diffusion de l'information scientifique et institutionnelle vers les médias.
- Recenser, analyser et évaluer l'information.
- Rédiger, dans un souci de compréhension et de vulgarisation, des documents destinés à la presse.
Il est également en mesure de :
Connaître les médias et leurs spécificités.
Maîtriser les techniques de communication orale et écrite.
Maîtriser les techniques de diffusion de l'information.
Connaître le milieu scientifique et l'environnement de la recherche.
Savoir évaluer l'information.
Savoir anticiper et gérer les urgences et les crises.
Connaître les règles financières et comptables.
Maîtriser l'Anglais
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Par
Humberto